Nous employons les deux expressions pour évoquer ce temps ouvert par le Pape François à Noël. En dégageant la porte sainte de la Basilique Vaticane et en la franchissant, avant de le faire dans les autres basiliques romaines, le Pape nous invite à investir ce temps de grâce.
Le Seigneur n’est jamais avare de sa grâce mais l’Église comme épouse du Christ puise dans le trésor infini des grâces de son divin Rédempteur.
Il s’agit d’une année sainte où la grâce sera particulièrement abondante. En nous associant à la démarche proposée par l’Église, nous entrerons dans le flux de grâces qu’elle nous promet.
Le thème que le Pape nous indique « Pèlerins d’Espérance » précise la démarche qui doit être la nôtre. En redécouvrant l’initiative de l’amour premier du Seigneur, de cet amour rédempteur, inconditionnel et irrévocable, nous ouvrons nos âmes à la joie divine et cela suscite l’espérance en ses promesses pour aujourd’hui comme pour le temps au-delà de nous-mêmes.
Reconnaître la primauté et la souveraineté du Seigneur sur ce monde est générateur de l’espérance qui fait tant défaut autrement ou qui ne peut être qu’une illusion. Nous pouvons souhaiter que l’espérance s’affermisse en chacun de nous.
La grâce de l’indulgence plénière prend la couleur particulière d’être signe des autres grâces et marque la profondeur de l’action de Dieu en nos vies. Nous savons qu’il n’est pas toujours possible de réparer les conséquences de nos fautes. Si le pardon est acquis par l’absolution, l’indulgence vient remettre les conséquences spirituelles de notre incapacité à réparer nos fautes.
Ce n’est pas une prime à la paresse mais l’encouragement à nous convertir en profondeur et « à dénouer les liens de servitudes. » C’est une manière de retrouver le jubilé qu’Israël pratiquait tous les 50 ans avec la remise des dettes, la libération des captifs…
Le Pape François nous demande d’être semeurs de signes d’espérance auprès des plus démunis mais aussi auprès de la jeunesse. Nous serons d’autant plus ardents à l’être que nous aurons été rénovés spirituellement.
Le pèlerinage associé à l’année sainte représente par le déplacement géographique, vers Rome ou vers une porte sainte locale (à la cathédrale), l’effort personnel de se mettre en route vers le Seigneur. C’est la vertu de tout pèlerinage de nous faire aller ailleurs pour devenir autre, pour devenir celui que Dieu espère. Il s’agit de notre conversion qu’une route peut nous aider à accomplir.
Cette année sainte est donc une chance à saisir pour enrichir nos vies et celles de nos communautés de vie : familiale, amicale, paroissiale, sociale, professionnelle etc. de l’espérance que Dieu nous propose.
La morosité, les épreuves ou les angoisses du temps sont une raison supplémentaire pour nous livrer toute cette année à la grâce du jubilé.
Bonne année sainte 2025.
Vincent Gallois+

