Les 15 et 22 mars prochains, nous serons appelés à voter pour élire nos équipes municipales. Notre paroisse s’étend sur de nombreuses communes : autant de conseils municipaux, autant de responsabilités locales, autant de visages engagés au service de la cité.
Voter n’est pas un simple droit ; c’est aussi un devoir. Pour un chrétien, participer au scrutin est une manière concrète de prendre part à la vie commune. L’abstention peut parfois sembler tentante, par lassitude ou par déception. Pourtant, la vie démocratique a besoin de chacun.
Il convient aussi de ne pas confondre les enjeux. Une élection municipale n’est ni un vote national ni un référendum idéologique. L’échelon local est d’abord celui du service concret : écoles, associations, urbanisme, solidarité de proximité, qualité de vie. La politique, à ce niveau, retrouve son sens premier : organiser la vie de la cité pour le bien commun.
Servir une commune demande du temps, de l’énergie, du courage aussi. À ce titre, je tiens à remercier ici, nos maires et leurs équipes pour le travail accompli au cours du mandat qui s’achève. Merci pour l’attention portée à nos églises, patrimoine vivant de nos villages : entretien des bâtiments, travaux nécessaires, soin apporté à leur préservation. La qualité des relations entretenues avec la paroisse est constructive et fraternelle.
Ce climat de confiance est précieux pour travailler ensemble au service de tous.
Quelles que soient les sensibilités, la charge est lourde, les décisions parfois difficiles, les équilibres délicats à tenir. Nous pouvons prier pour ceux qui exercent ces responsabilités, afin qu’ils soient éclairés dans leurs choix et guidés par la sagesse.
Si certaines décisions n’ont pas rencontré notre accord, la démocratie nous offre un lieu paisible pour l’exprimer : le secret de l’isoloir. Le vote permet de manifester un soutien, une attente ou une autre orientation, sans polémique inutile.
La foi chrétienne ne dicte pas un bulletin de vote. Elle appelle en revanche à un discernement éclairé par la conscience, par le souci des plus fragiles, par le désir de fraternité. Une ville vivante ne se construit pas seulement avec des budgets et des projets, mais avec une âme : la qualité des relations, le respect, la solidarité entre générations et entre quartiers.
Prions pour nos communes. Prions pour ceux qui se présentent. Et prenons le temps d’aller voter.
Servir la cité, c’est déjà aimer son prochain.
p. Aymar

