Edito Paroisses Portes du Lauragais

EDITO : AVANÇONS ENSEMBLE

Au moment où je commence ma mission comme curé de notre paroisse, mon cœur est rempli à la fois de gratitude et de crainte. 

Gratitude pour tout le travail accompli, afin de préparer notre belle journée de rentrée, le 21 septembre dernier. Gratitude aussi pour la confiance de notre évêque, pour l’accueil si chaleureux de chacun, et pour la vitalité de cette communauté.
Crainte enfin, car la charge est lourde : succéder au père Vincent, porter une paroisse aussi vivante et diverse, cela me dépasse. Mais je crois fermement que le Seigneur rend capables ceux qu’il appelle.

Si j’ai accepté cette mission, c’est parce que mon désir reste le même que le jour de mon ordination, il y a cinq ans : conduire des âmes au Christ. Rien d’autre. Ensemble, je voudrais que nous marchions à sa suite, chacun avec son histoire, ses richesses et ses fragilités.

 La paroisse « Porte du Lauragais » doit être une porte ouverte : une maison où tout le monde peut entrer, que l’on soit croyant de longue date ou simplement curieux.
Beaucoup m’ont demandé : « Que pouvons-nous faire pour vous aider ? » Ma réponse tient en trois mots : prier, répondre, oser.
Priez pour moi. Comme je prie pour vous chaque jour. C’est le carburant principal de la mission.
Répondez aux appels que je pourrai lancer. Quand je confie un service, ce n’est pas pour me décharger, mais parce que je crois que vous pouvez le porter.
Osez me parler. Dites-moi ce qui vous pèse, mais aussi ce qui vous réjouit. Une parole franche et fraternelle vaut mieux qu’un silence qui s’installe.

Je vous demande pardon par avance pour mes maladresses. J’ai mille visages à découvrir, à aimer et à accompagner : cela prendra du temps. Mais je promets de me donner sans compter.

Il y a quand même une petite condition de survie : le lundi, c’est mon jour de repos ! Pas d’appels, pas de mails, pas de textos. C’est le seul moyen de garder un curé en état de marche pour le reste de la semaine.

Je garde pour l’instant la charge de l’aumônerie et du patronage, mais je veux aussi aller vers les plus fragiles : malades, personnes seules, âgés. Avec les prêtres, les diacres et tant de bénévoles déjà engagés, nous ferons en sorte que chacun soit accompagné.
Alors avançons ensemble. Le chemin ne sera pas toujours simple, mais il sera beau, car il sera vécu avec le Christ.

Comme sainte Thérèse de l’Enfant Jésus le dit si bien : « Dans le cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’amour. »
Si chacun choisit d’aimer là où il est, notre paroisse deviendra une communauté chaleureuse, missionnaire et joyeuse.

P. Aymar