Le dimanche 16 novembre, ce sera la journée mondiale des pauvres. C’est Toi mon espérance (Ps71,5) nous offre l’occasion de tourner notre regard et notre cœur vers celles et ceux qui vivent dans la précarité, l’isolement ou l’exclusion. Dans un contexte mondial marqué par de nouvelles vagues d’appauvrissement, le pape Léon XIV invite l’Église et la société à reconnaître les pauvres non comme des ‘objets de charité’ mais comme des ‘acteurs essentiels de l’espérance et du renouveau évangélique’.
C’est aussi l’occasion pour chaque communauté paroissiale de s’interroger : que vivons-nous avec les personnes les plus fragilisées de notre territoire, comment les rejoindre, quelle place leur réservons-nous…
La quête du dimanche 16 novembre est destinée au Secours catholique qui, au côté de nombreuses autres
associations, lutte pour faire reculer la pauvreté. En Ariège-Garonne, le Secours catholique, c’est 900 bénévoles, 70 équipes locales et 11 salariés qui s’engagent par leurs actions pour construire un monde plus juste et fraternel.
Dans notre paroisse, une équipe locale s’est constituée. D’abord à Balma autour d’un café solidaire hebdomadaire, avec du soutien scolaire et des activités avec les familles migrantes de l’hôtel social de Lasbordes. Et depuis peu à Fonsegrives, où un noyau de bénévoles rencontre les partenaires sociaux et les associations locales pour identifier les besoins. Les pistes retenues sont : boutique de puériculture, accueil des parents avec enfants en bas âge, soutien scolaire, atelier numérique… et surtout un projet de mobilité pour rejoindre les personnes isolées qui ne conduisent plus ou n’ont pas de voiture.
En milieu rural, peu de bus et peu de taxi social. Les accompagner pour un rendez-vous médical, faire les courses, se rendre à un atelier ou à un temps convivial… voilà ce que nous pourrions mettre sur pied.
Si vous avez un peu de temps et que ce projet vous intéresse, n’hésitez pas à nous contacter. Merci d’avance !
Informations : Diane de Talhouët – 06.26.72.20.09
Deux propositions pour vivre cette journée mondiale des pauvres à l’écoute des plus fragiles :
– Samedi 15 novembre à Fonsegrives, salle Jean-Paul II à 17h : lecture et partage autour du
message du pape ‘C’est Toi mon espérance’.
– Dimanche 16 novembre à l’église de Castanet à 14h : se mettre à l’écoute des pauvres et des
pauvretés. Conférence sur l’évolution des pauvretés dans nos territoires péri-urbain, méditation.
Instituée par le pape François et fixée au 33e dimanche du temps ordinaire, la 9e édition de la journée mondiale des pauvres aura lieu le dimanche 16 novembre 2025.
Cette journée coïncide en France avec la Journée nationale du Secours catholique pour prendre ou reprendre conscience de la présence des pauvres dans nos villes et nos communautés, à prier pour eux et même si possible à prier ensemble avec eux, avec humilité et confiance.
A l’occasion de cette journée le pape Léon XIV invite l’Église et la société à reconnaître les pauvres non comme des objets de charité, mais comme des acteurs essentiels de l’espérance et du renouveau évangélique. Dans un contexte mondial marqué par de nouvelles vagues d’appauvrissement, le Saint-Père rappelle que l’aide aux plus démunis relève d’abord d’une exigence de justice, avant d’être un simple geste de charité, et exhorte à développer des politiques concrètes pour garantir à tous l’accès au travail, à l’éducation, au logement et à la santé.
Cette journée, inscrite dans l’année jubilaire, se veut un appel à lutter contre l’habitude et la résignation, et à placer les plus fragiles au cœur de la vie communautaire et pastorale.
Le thème retenu est : « Tu es mon espérance » (Ps 71, 5). Le message du Pape pour cette journée (https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/messages/poor/documents/20250613-messaggio-giornata-poveri.html) insiste sur plusieurs points :
- Les personnes pauvres ne sont pas seulement des bénéficiaires d’une action, mais peuvent être des « témoins d’une espérance forte et solide ».
- La pauvreté n’est pas uniquement matérielle ; la plus grave est « ne pas connaître Dieu ».
- La lutte contre la pauvreté doit être structurale : « Le travail, l’éducation, le logement et la santé sont les bases d’une sécurité qui ne sera jamais obtenue par les armes. »
Cette journée, à laquelle nous sommes tous invités à participer d’une façon ou d’une autre, à commencer par la prière :
- Invite à la solidarité concrète : rencontrer, aider, tendre la main aux personnes en situation de pauvreté.
- Elargit la vue : la pauvreté n’est pas seulement une carence matérielle, mais peut être aussi exclusion, solitude, manque d’espérance.
- Appelle à l’action collective : politiques publiques, structures d’aide, éducation, logement, santé… ce ne sont pas uniquement des actes de charité individuels mais un engagement social.
- Met en lumière la dignité des personnes pauvres : elles ne sont pas de simples objets d’assistance, mais des sujets porteurs d’espérance et de renouvellement pour la communauté.
Dans cette même perspective (accueil inconditionnel des pauvres) le Pape Léon vient de publier une « exhortation apostolique intitulée « Dilexi te » (« Je t’ai aimé »).
Les 5 points essentiels à retenir sont :
- Une ferme critique des inégalités sociales
- Les catholiques à leurs obligations
- La charité, critère de vérité de la foi
- Rejet de la « bienfaisance »
- Reconnaissance de la théologie de la libération
Texte intégral :
https://www.vatican.va/content/leoxiv/fr/apost_exhortations/documents/20251004-dilexi-te.html

