Adoration : de la crèche… au(x) tabernacle(s)

Nous venons de célébrer Noël : la venue de notre Dieu, notre Créateur, notre Tout au milieu des hommes, sous la forme d’un petit enfant pauvre et fragile. Quelle merveille !

Quel ébahissement devant une si grande folie et une si infinie humilité. Et cela par amour pour nous, pauvres humains. Le plan d’amour de Dieu est de nous sauver et de nous associer à sa gloire éternelle ! Quand on y pense, on reste sans voix…

Combien cela fut difficile à comprendre pour ses contemporains et combien l’est-ce encore pour nous ? 

Cette humilité, cette folie d’amour pour les hommes ont amené Jésus, en obéissance et en humilité, jusqu’à la Croix. Mais avant sa mort et sa résurrection, Il a voulu donner à tous ses contemporains et aux hommes à venir le plus beau, le plus inouï des cadeaux : Lui-même, Dieu tout puissant, Dieu tout aimant sous la forme d’une simple Hostie : renversant !

Depuis l’instauration de ce sacrement, pilier de l’Amour et de l’humilité, Jésus reste enfermé dans un tabernacle et attend le passage d’un de ses enfants qui viendra converser avec Lui. Qui pourrait supporter avec patience ? Alors n’hésitons pas. Même un passage furtif réjouira le cœur de Jésus lui permettant de déverser de nombreuses grâces sur son enfant venu lui rendre visite.

Si le Seigneur nous attend dans le tabernacle, son souhait le plus grand est de faire Un avec nous. A chaque messe célébrée, Marie, la cour céleste et les élus sont là, prosternés et saisis par le miracle qui se reproduit sous nos yeux d’aveugles : la transsubstantiation (consécration). Le pain et le vin deviennent corps, âme, esprit et sang du Christ. Miracle qui – aux dires de certains mystiques de l’Eglise catholique – plonge les anges même dans l’émerveillement.

De là vient la volonté des hommes depuis 2000 ans d’entourer de perfection cette présence physique de Dieu parmi nous : calices, patènes en or, linges de messe blanc immaculé, tabernacles tapissés de tissus à la hauteur de ce pain devenu Dieu.

Que dire alors de notre tabernacle intérieur que nous devrions en permanence purifier pour recevoir ce Dieu qui s’offre à nous lors de la communion ?

Pour cela, jetons-nous dans ses bras chaque fois que nous le pouvons. Derrière le prêtre revêtu de l’étole se trouve Jésus qui nous attend avec tendresse. La possibilité de ce sacrement de réconciliation qui nous est offert est source de grandes grâces.

Ne nous en privons pas et remercions les prêtres pour cette disponibilité.