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ÉDITO – VOUS ETES LES SAINTS DE FRANCE

« Vous êtes les saints de France ! » Ces mots de Léon XIV, adressés aux jeunes lors de la veillée au Stade de France, résonnent encore en nous. Le pape avait commencé cette rencontre par un « merci ». C’est le mot qui me vient, à mon tour, pour raconter ces journées.

Merci, Saint-Père, pour votre joie d’être avec nous lors de cette veillée. Merci d’avoir écouté les questions des jeunes, leurs désirs de servir, leurs inquiétudes aussi. Vous les avez invités à chercher leur chemin dans la prière, le silence et le service, puis à répondre au Christ avec confiance. Merci de nous avoir rassemblés et de nous avoir donné tant de joie à partager notre foi.

Merci pour Lourdes, où près de 200 paroissiens ont vécu cette journée avec vous. À la messe du dimanche, votre homélie nous a rappelé l’appel de Marie à l’urgence de la conversion et la promesse de la vie éternelle. Nous sommes venus en pèlerins ; vous nous avez invités à repartir « en missionnaires de l’espérance ». Merci aussi pour votre appel à prier le Rosaire pendant tout le mois d’octobre pour la paix, en accompagnant cette prière de gestes de miséricorde et de réconciliation.

Merci pour vos paroles justes et fortes à l’Accueil Notre-Dame. Devant les malades et ceux qui les accompagnent, vous avez défendu sans détour la dignité de toute vie humaine. Vous nous avez rappelé que cette dignité ne se mesure pas, et appelés à entourer les personnes souffrantes avec tendresse, avec un accent digne de votre prédécesseur, saint Jean-Paul II. Merci pour les enfants que vous avez bénis, pour l’attention donnée à chacun, pour votre énergie infatigable au fil de ces rencontres.

Merci, enfin, pour la veillée mariale. Quatre-vingts paroissiens sont restés à Lourdes jusqu’à la procession aux flambeaux. Nous garderons longtemps en mémoire les lumières, la prière et ce silence recueilli, exceptionnel au milieu d’une telle foule, et votre passage à pied devant nous, et derrière la Vierge. Vous avez dit vouloir vous faire « pèlerin parmi les pèlerins » ; ce soir-là, nous avons marché et prié avec vous auprès de Marie.

À Paris comme à Lourdes, quelle joie d’avoir vécu ces moments avec les jeunes et les paroissiens ! Nous avons partagé la fatigue du voyage, les rencontres, les chants et la prière. Nous nous sommes créé des souvenirs communs. Dans le regard des grands et des petits, nous avons vu une fierté simple d’être catholiques et la conscience d’avoir accompagné un morceau d’histoire. 

Que ces journées restent gravées dans nos cœurs et nos mémoires, comme les JMJ de 1997 ont marqué une génération avec Jean-Paul II. Et que naisse désormais, dans notre pays et dans nos paroisses, une génération Léon XIV : heureuse de suivre le Christ et désireuse de l’annoncer. 

Merci, Saint-Père, de nous avoir rappelé que cet appel s’adresse à chacun de nous.

p. Aymar